Agriculture solidaire

Dans l’agriculture solidaire (AMAP), l’agriculteur ou le jardinier produit pour un groupe fixe de consommateurs. Ce groupe l’a payé à l’avance pour son travail et reçoit en retour les produits frais de l’exploitation. De cette façon, l’agriculteur n’est plus lié aux fluctuations des prix du marché libre et le consommateur sait à son tour qui a produit ses aliments et comment ils ont été fabriqués.

  • Un producteur fournit régulièrement de la nourriture à un groupe fixe de personnes – souvent appelées membres
  • Les membres s’engagent pour une saison et paient une cotisation régulière
  • Les membres peuvent – si le producteur le souhaite – participer à des missions de travail ou à la planification des cultures.

Cependant, l’agriculture solidaire n’est pas un modèle rigide

Les formes d’agriculture solidaire sont aussi variées que les régions et leurs habitants. Il existe des projets dans lesquels un ou plusieurs agriculteurs fournissent un groupe de personnes où les membres participent au travail de l’exploitation dans une large ou une faible mesure ou encore où les membres produisent même pour eux-mêmes.

Le principe de solidarité, selon lequel le producteur est préfinancé et le consommateur est lié par contrat – généralement pour une saison entière – est commun aux différentes formes.

Même les étapes fondatrices vers une agriculture solidaire ne sont pas toujours les mêmes. Un groupe de personnes peut approcher un producteur et lui demander s’il veut produire pour eux. Ou bien l’initiative vient du producteur qui recherche activement ses membres. Il peut également faciliter l’entrée des nouveaux arrivants dans le secteur agricole avec une clientèle fixe.

Différence par rapport à d’autres abonnements ou boîtes d’abonnement

Outre les AMAP, il existe d’autres abonnements à des boîtes de nourriture au Luxembourg. En partie, ces abonnements sont conclus directement avec le producteur, mais en partie le contrat est également conclu entre le consommateur et un professionnel.

Le principe de l’agriculture solidaire n’implique pas d’intermédiaires et le contact direct du consommateur au producteur est un élément essentiel. Les deux autres éléments importants sont

  • le préfinancement du producteur par le consommateur. Le consommateur paie le producteur pour la saison avant même la production. Il est également possible de procéder à des versements échelonnés.
  • l’engagement du consommateur envers le producteur pendant toute une saison. Même si le consommateur ne peut pas recevoir la nourriture pendant quelques semaines (par exemple en raison d’un congé), il paie sa part de production. Le point essentiel est que le producteur a la garantie que ses frais d’exploitation courants seront couverts. De cette façon, il n’est pas le seul à supporter le risque d’influences qu’il ne peut pas contrôler (par exemple, les mauvaises conditions météorologiques). Ce principe élimine le prix sur le produit alimentaire individuel. Le travail de l’agriculteur est financé et non le produit lui-même.

 

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